Les PAC aérothermiques

La chaleur est puisée dehors !

PAC air/eau sur plancher chauffant.

Source image : Service Public de Wallonie PAC air/eau sur plancher chauffant.

Simples à mettre en œuvre, elles puisent la chaleur nécessaire au chauffage dans l’air extérieur.

Le chauffage est assuré soit par de l’air chaud pulsé (PAC air / air), soit par le biais d’un circuit hydraulique alimentant un plancher chauffant et/ou des radiateurs.

 

Contrairement à la température du sol (PAC géothermiques) stable tout au long de l’année, celle de l’air extérieur fluctue et peut devenir très basse, d’où une diminution du COP. C’est pourquoi les PAC sur air sont moins performantes que les PAC géothermiques.

 

 

 

Il est donc plutôt conseillé d’installer ce type de PAC dans des zones au climat doux.

Quand il fait froid, l’évaporateur situé en contact avec l’air extérieur peut givrer, ce qui diminue fortement l’efficacité de la PAC. Ce type de PAC est donc équipée d’une régulation qui inverse périodiquement et pour un court moment leur fonctionnement : c’est-à-dire que l’évaporateur devient condenseur et vice-versa. Ceci assure le dégivrage de l’évaporateur mais engendre une consommation d’électricité supplémentaire.

 

 

 

PAC en relève de chaudière

Dans le cas d’une rénovation, il peut être judicieux de conserver la chaudière existante pour assurer une relève de la PAC air / eau en cas de conditions climatiques rigoureuses.Durant la plus grande partie de l’hiver, la PAC fonctionne en priorité tant que son rendement est acceptable, c’est-à-dire au dessus d’un certain seuil de température extérieure. En pratique, pour toutes les températures extérieures supérieures à une valeur comprise entre 0 et 5°C environ, la PAC fonctionne seule. Pour les températures extérieures plus basses, la chaudière se met en route pour couvrir tout, ou une partie, des besoins de chauffage. 
 

Acoustique : respect de la règlementation

Source image : AQC

Certaines PAC aérothermiques sont bruyantes, essentiellement à cause du ventilateur. Pour éviter une gêne acoustique des occupants et du voisinage mieux vaut investir dans du matériel très silencieux. Il peut également être nécessaire d’installer des dispositifs pour limiter la nuisance sonore (pose sur plots anti-vibratiles, désolidarisation des murs, écran anti bruit …).

Il faut donc implanter l’unité extérieure en tenant compte des contraintes acoustiques.

 

 

 

 

Que dit la loi ?

  • Pour le voisinage

Décret du 31 août 2006 relatif à la lutte contre les bruits de voisinage et modifiant le code de la santé publique.
« Les valeurs admises de l’émergence sont calculées à partir des valeurs de 5 décibels A (dB A) en période diurne (de 7 heures à 22 heures) et de 3 dB A en période nocturne (de 22 heures à 7 heures). »

  • Pour les occupants

Arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation.
« Le niveau de pression acoustique normalisé, LnAT, du bruit engendré dans des conditions normales de fonctionnement par un appareil individuel de chauffage ou un appareil individuel de climatisation d’un logement ne doit pas dépasser 35 dB(A) dans les pièces principales et 50 dB(A) dans la cuisine de ce logement. »

 

L’AFPAC a réalisé une fiche technique consacrée à l’environnement acoustique des pompes à chaleur aérothermiques. On y trouve des quelques règles de base pour installer ce type d’appareils sans risquer de provoquer un problème de bruits de voisinage.

Agence Locale de l'Energie