L’isolation des murs

Avant d’isoler un mur, il est primordial de s’assurer qu’il est sain et ne présente pas de remontées ou d’infiltrations d’eau. Outre les désagréments et dégradations dus à l’humidité, les capacités de nombreux isolants seront dégradées. Le traitement préalable des zones humides est donc indispensable avant des travaux d’isolation.

Le tableau ci-dessous présente les avantages et inconvénients des différentes techniques d’isolation des murs.

 

 

L’isolation par l’intérieur

Source image : Ademe

Les complexes de doublage

Ces panneaux composés d’un isolant recouvert d’un parement en plâtre avec éventuellement un pare-vapeur, offrent un gain de temps car la pose s’opère en un seul produit. On les utilise lorsque les murs sont sains et plats.
  
 
 
 

Source image : Isover

L’isolation avec ossature

Si vos murs sont irréguliers ou dégradés, l’isolation avec ossature est une solution. L’isolant est installé et maintenu entre les éléments d’une ossature (métallique ou en bois). Pour éviter qu’il ne se tasse, on utilise généralement des panneaux semi-rigides. De plus, si l’isolant est perméable à la vapeur d’eau, il convient d’utiliser un pare-vapeur. La structure pourra recevoir les plaques de plâtre qui seront visées dessus. La distribution des réseaux d’électricité est facilitée puisqu’elle peut se faire entre l’isolant et le parement.

 

 

 

Source image : Ademe

L’isolation avec contre-cloison

L’isolant est fixé mécaniquement ou collé contre le mur et masqué par une contre-cloison. Si l’isolant est perméable à la vapeur d’eau, il faut prévoir également un pare-vapeur. La contre-cloison, dont l’épaisseur est généralement de 5 cm, peut être réalisée en divers matériaux comme les briques plâtrières, des carreaux de plâtre ou des carreaux de béton cellulaire. L’avantage de cette solution adaptée également aux murs irréguliers est la création d’une maçonnerie en dur côté intérieur permettant d’apporter de l’inertie thermique. De plus, les charges admissibles pour les fixations sont plus importantes.
 
 
 

L’isolation par l’extérieur

Source image : Ville de Montpellier

Cette technique permet de faire deux opérations en même temps : l’isolation et le ravalement. Cependant, le fait de modifier l’aspect extérieur du logement nécessite une déclaration préalable de travaux à la mairie.

L’inertie du mur est conservée car l’isolant est placé côté extérieur, ce qui évite au mur de s’échauffer ou se refroidir rapidement. De plus, il n’y a pas de risque de condensation interne à la paroi, le pare vapeur n’est donc pas nécessaire.

 

 

 

Plusieurs solutions sont possibles selon l’aspect extérieur souhaité.

 

L’enduit sur isolant

Les panneaux d’isolants rigides sont collés ou fixés mécaniquement sur les façades. Un enduit d’accrochage sera réalisé sur l’isolant dans lequel sera installée une armature en fibres de verre qui servira elle-même de support à une couche de fond pour égaliser la surface. Un enduit de finition sera ensuite réalisé.
 

Les bardages

L’isolant en panneaux est fixé entre des tasseaux de bois eux même fixés à la façade. On installe ensuite un bardage en bois tout en aménageant une lame d’air de 2 cm minimum entre l’isolant et le bardage afin de garantir l’aération du bois.
 

Les vêtures

Ce sont des produits préfabriqués en usine associant isolant et plaque de parement, mis en œuvre par fixation mécanique. Cette technique est souvent employée sur les grands immeubles.

 

Les enduits isolants

Ces enduits sont constitués de mortiers auxquels sont incorporées des particules de matériaux isolants (billes de polystyrène, de vermiculite …). Généralement appliqués en trois couches, ils ne permettent pas d’obtenir des performances équivalentes à celles des autres procédés. Cette technique est donc réservée aux parois déjà isolées auxquelles ont souhaite apporter un complément d’isolation.

 

 

L’isolation répartie

isolation répartie

Source image : ALE Montpellier

Cette solution permet d’isoler et de construire avec un seul produit porteur et isolant. Utilisée en construction neuve, elle est aussi intéressante dans le cas d’une réhabilitation lourde : extension ou surélévation.

 

Deux types de produits sont proposés sur le marché :

  • Les briques monomurs en terre cuite dotées d’alvéoles.
  • Les blocs de béton cellulaire.

 

Agence Locale de l'Energie