Organiser les espaces et les ouvertures

Opter pour un bâtiment compact

Source : Effinergie

Pour un volume habité équivalent, l’enveloppe présentant la plus faible surface de parois extérieures sera celles présentant le moins de déperditions thermiques.

Par exemple une maison de 96 m² aura plus de facilité à atteindre un bonne performance sur deux étages plutôt que de plain-pied.

Un autre avantage de la compacité est de pouvoir disposer au centre de l’habitat d’un unique appareil de chauffage.

 

 

 

 

 

 

Source : Effinergie

Orienter et organiser les pièces

L’organisation des espaces se décide en fonction des activités, de la durée et la période d’occupation et des besoins en confort. De plus, la course quotidienne du soleil et sa hauteur saison

nière incitent à une disposition naturelle des pièces. En effet, la façade sud reçoit une quantité importante de rayonnement solaire en hiver, et les façades ouest et est, ainsi que la toiture en été.

 

Au sud, afin de profiter de lumière et de chaleur gratuites, on aménage les pièces les plus occupées le jour.

Source : Ademe / F. Macard

 

A l’est et l’ouest, on dispose de préférence des pièces demandant plutôt à être tempérées que chauffées fortement en hiver, comme les chambres à coucher.

Au nord, partie la plus froide, on installe les espaces tampons non chauffés (garage, placard), les locaux d’utilisation irrégulière (atelier) ou ceux ne nécessitant pas une température élevée (sanitaires, entrée).

 

 

De plus, l’agencement des pièces permet d’utiliser au mieux la lumière naturelle. Ainsi dans la cuisine, l’évier ou le plan de travail situé sous une fenêtre évitent le recours trop fréquent à l’éclairage artificiel.

Enfin, pour la toiture, il est intéressant d’un point de vue thermique de conserver des combles perdus entre l’espace chauffé et la couverture, jouant ainsi le rôle d’espace tampon.

 

Optimiser les ouvertures

Les ouvertures permettent de profiter du soleil et du paysage ! On aimerait qu’elles soient grandes et nombreuses, mais elles peuvent dégrader le bilan thermique du logement en laissant la chaleur entrer l’été et sortir l’hiver.

Il faut les répartir judicieusement, de l’ordre de 50 % des surfaces vitrées au sud, 20 % à l’est et à l’ouest, 10 % au nord, en choisissant des vitrages à isolation renforcée et protégés des rayons directs du soleil estival.

 

Source : “La conception bioclimatique” – Jean-Pierre Oliva et Samuel Courgey

 

 

 

Des protections solaires pour l’été

Il est possible de limiter la pénétration des rayons lumineux l’été, tout en bénéficiant du soleil en intersaison et l’hiver, par toute une gamme de dispositifs architecturaux : avancée de toiture, brise-soleil, pergola végétalisée…

 

 

 

 

 

Source : Effinergie

Si la protection contre la pénétration du soleil l’été n’est pas assurée pas un débord de toiture suffisant, par un autre masque architectural ou de la végétation, il faut protéger chaque fenêtre individuellement du rayonnement solaire. Il existe pour cela de nombreux dispositifs protecteurs comme les volets, les persiennes, les stores ou les films solaires.

 

Notons que pour se prémunir des chaleurs estivales, les protections disposées à l’extérieur sont de très loin préférables car elles occultent le rayonnement solaire avant qu’il ne pénètre par les vitrages.

 

Calculez votre brise soleil ou avancée de toiture.
Mise en place de protections solaires – ADEME

 

 

Agence Locale de l'Energie